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La visite du Pape Benoît XVI à Barcelone, le 7 novembre, suscite un large expectative chez les croyants, dont plusieurs centaines d’habitants des Pyrénées-Orientales qui emprunteront des autocars mobilisés par l’évêché de Perpignan-Elne. Mais du côté des opposants à cette venue papale, qui comportera un tour en ville puis la consécration de la Sagrada Família, la protestation s’organise. Internet, et surtout Facebook, sont déterminants dans ce mouvement, qui comprend une « besada » homosexuelle, lors de laquelle les amoureux d’un même sexe sont invités à s’embrasser sur la voie publique. Une autre mobilisation, photogénique à souhait, invite les citoyens les plus critiques à sortir nus, tandis qu’une autre encore consistera à la construction d’un préservatif géant sur le parcours emprunté par Benoît XVI. Cette panoplie comporte encore une variante, qui pourrait faire mouche. En effet, les partisans d’une laïcité stricte ont présenté ce samedi une campagne dénommée « Jo no t’espero » (Moi, je ne t’attends pas). Sous forme d’autocollants et d’images diffusées sur Internet, les opposants à l’archevêché de Barcelone prévoient de faire parler d’eux, en s’appuyant également sur une manifestation, le 4 novembre. Mais dans l’immédiat, les premières affiches vantant la visite papale sont apparues cette semaine sur les bus du réseau urbain de Barcelone.

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