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Prévoir une politique énergétique territoriale est la voie engagée par le think tank Opencat, fondé à Perpignan en 2010. Dans une analyse générale des sites de production, éoliens et photovoltaïques, en marche ou en préparation dans les Pyrénées-Orientales, le laboratoire à idées constate que la production « augmente fortement ». Il cite l’autosuffisance du Groupe Auchan, la centrale solaire des toitures du Marché International Saint-Charles de Perpignan, l’Ecoparc catalan de l’Agglomération Perpignan Méditerranée, tout comme les sites photovoltaïques du Boulou et Torreilles et Ortaffa, principal projet du territoire. Prévoyant pour la fin de la décennie un « volume considérable de 200 mégawatts », Opencat regrette que cette « force énergétique » soit le résultat de « l’empirisme », faute de stratégie territoriale, hormis les « politiques nationales et européennes, dont dépend l’attractivité du prix des énergies douces ». Le cercle de réflexion s’appuie sur la volonté d’autonomie énergétique corse et la contrainte légale, en Catalogne du Sud, des panneaux photovoltaïques sur les nouveaux bâtiments publics, associée à une production solaire pour l’eau chaude domestique.

Une image positive pour un territoire économiquement peu crédible

Le recensement du nombre de sites, actifs ou en projet, le calcul de la puissance produite et la capacité à alimenter de manière croissante les besoins des foyers et des entreprises des Pyrénées-Orientales, dépendent d’une « gouvernance départementale », garante d’une « stratégie énergétique ordonnée », selon Opencat, qui insinue un développement anarchique. Cette démarche de remise en ordre, qui aurait son volet éducatif et touristique avec la centrale Themis et le village de Sorède, accueillant « dès 1900 le premier dispositif solaire du monde », ferait émerger au niveau international un territoire « sans crédibilité économique et illisible dans un monde ouvert ». Par ce biais, le Pays Catalan trouverait sa salvation dans l’exploitation productive de son climat.

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