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Le Musée d’Art Contemporain de Barcelone (MACBA) devait procéder au vernissage de l’exposition «La bête et le souverain», ce mercredi 18 mars. Mais cette réalisation comportait une oeuvre nommée «Haute couture 04 Transport», jugée polémique. On y voit l’ancien roi d’Espagne, Juan Carlos I, à genoux, chevauché par une femme de caractère indigène, qui semble être la leader ouvrière et féministe bolivienne Domitila Barrios de Chúngara. Son effigie est elle-même sodomisée par un animal, l’ensemble étant disposé sur un sol jonché de casques de guerre. Par crainte d’une effusion de critiques, le directeur de l’établissement du quartier populaire du Raval, Bartomeu Marí, a préférer ne pas inaugurer l’exposition. La création sujette aux questionnements est signée de la main l’artiste autrichienne Ines Doujak, remarquée pour ses recherches sur le colonialisme. Elle fait partie d’un projet intitulé «Loomshuttles / Warpaths», qui aborde les relations inégales entre l’Europe et l’Amérique latine.