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Le lobbying pour la construction d’un lycée polyvalent adapté à la croissance démographique du sud-est du Pays Catalan, sur le territoire communal d’Argelès, revient en ce début du mois d’avril. L’Association Lycée Emile Combes (ALEC) remet la pression sur le recteur de l’Académie de Montpellier avec une campagne de cartes postales intitulée « 1400 lycéens dans la galère ». L’argumentaire adressé au relais territorial de l’Education nationale territorial, qui refuse ce lycée, évoque les entraves à la « réussite » des élèves, parfois contraints de « prendre le bus à 6h30, rentrer à 19h30 ». Alors qu’Argelès vient de dépasser le seuil de 10.000 habitants, l’immobilité de ce projet est incongrue dans un aménagement du territoire exempt de considérations partisanes, mais le lycée Combes, activement soutenu par la mairie d’Argelès, le Conseil Général des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon, est assimilé à ses grands soutiens, d’essence socialiste, face à l’Etat, assimilé à l’UMP. En guise d’appui légal, les cartes éditées par l’ALEC indiquent un extrait du Code de l’Education nationale française, selon lequel « Le service public de l’éducation est conçu et organisé en fonction des élèves. Il contribue à l’égalité des chances ».

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