Langue

Avant la rentrée, l’opposition au déménagement du centre de soins Bouffard-Vercelli, situé à Cerbère, reprend vigueur. Samedi 16 août, l’Association contre la délocalisation bloquera à 14h le rond-point de la zone économique d’Argelès-sur-mer pour défendre une nouvelle fois l’établissement de rééducation du Cap Peyrefite, dont les 150 lits sont promis à être déplacés à l’hôpital de Perpignan. Ce choix de l’Agence Régionale de la Santé (ARS) Languedoc-Roussillon est validé par le silence majoritaire des grand élus du Pays Catalan, mais le sénateur UMP François Calvet, le député-maire PS d’Argelès, Pierre Aylagas et le secrétaire fédéral du Parti Communiste des Pyrénées-Orientales, Nicolas Garcia, y sont opposés. L’association, qui regroupe 200 salariés, proches et patients, était déjà présente à Argelès le 6 juin. Elle souhaite interpeller l’opinion sur un dossier majeur pour l’emploi sur la Côte Vermeille, dont les seuls pivots sont la viticulture et le tourisme.

Les interrogations restent intactes

En décembre 2013, un arrêté de déménagement des lits était intervenu, avant d’être gelé le 19 juin pour une durée de six mois. Le 18 juillet, une renégociation générale a été entamée à l’antenne de l’ARS de Perpignan, mais la suspension définitive de l’arrêté, espérée par l’association, n’a pas eu lieu. Les intentions du ministère de la Santé, dirigé par Marisol Touraine, obéissent nécessairement à la frugalité budgétaire gouvernementale. Mais déjà, en 2012, l’ARS précisait sur un document stratégique pour les Pyrénées-Orientales que « le recentrage sur Perpignan », soit 45 km au Nord, « est à encourager ». Le centre Bouffard-Vercelli, populairement connu pour accueillir les grands accidentés de la route, assure une activité de rééducation, à 80 % neurologique, et de réadaptation. Ouvert en 1976, il comporte 19.000 m2 et répond aux besoins de la région Languedoc-Roussillon et des régions proches.

Partager