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Les services statistiques s’accordent sur l’atonie du marché du travail dans les Pyrénées-Orientales, mais à des degrés de précision variables. Pôle emploi annonçait le 25 juillet une hausse du chômage de 2,3 % entre mai et juin, correspondant à 748 incrits supplémentaires. Le territoire comptait 33.523 personnes sans aucune activité professionnelle, mais 45.336 après ajout des travailleurs occasionnels. Le nombre de demandeurs d’emploi absolus, en catégorie A, a progressé de 6,4 % depuis juin 2013, dans une proportion cruelle de 15,2 % pour les plus de 50 ans. La hausse annuelle s’érige à 5,6 % au niveau régional et à 4 % au niveau national.

Le département confirme son record national

Le taux de chômage départemental, actualisé tous les trois mois, a été communiqué sans bruit, le 16 juillet, par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte). Le Pays Catalan, à 14,5 % en mars 2013, occupait la première place de France métropolitaine en mars 2014, à 14,6 %, juste devant l’Hérault, à 14,3 %. Le Languedoc-Roussillon, à 13,9 %, prenait la tête des 22 régions. La progression départementale a représenté 0,1 %, depuis décembre, comme sur un an, tandis que la région affichait 0,2 % et 0 % sur ces mêmes périodes.

Perpignan stagne, Prades est en hausse, Céret est en tête

Les chiffres affinés des “Taux de chômage par zone d’emploi” de la Direccte offrent une vision de proximité immédiate, car les cinq départements de la région Languedoc-Roussillon y sont décomposés en 18 bassins de vie. Pour le premier trimestre, ce document discret révèle 3 % de hausse à Prades, un record régional de progression du chômage, depuis décembre 2013. Mais le taux, contenu à 11,8 % au pied du Canigou, a reculé de 0,2 % en un an. En revanche, la zone dite de Céret, qui comprend aussi la Côte Vermeille et les Albères, présente le premier taux du département, à 15,3 %, accentué de 0,1 % en un trimestre comme en un an. Cette bordure sud du territoire, de Prats-de-Mollo à Cerbère, connaît des difficultés, dont les chiffres sont habituellement noyées dans les moyennes départementales. Ce secteur manifeste une amélioration, après un taux historique de 16 % relevé en septembre 2013. Perpignan et son bassin, à 15 %, se replient de 0,1 % en un an mais progressent de 0,2 % en trois mois. Si le département est le premier touché par le chômage au niveau national et régional, ses bassins sont dépassés, notamment, par les 17,5 % de Agde-Pézenas. Dans cette profusion statistique, les 6 % de la Lozère et la moyenne française de 9,7 % sont enviables.

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