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La dernière corrida de la saison organisée en Pays Catalan, ce lundi 16 août dans les arènes de Collioure, se déroulera sous surveillance, après les événements survenus dimanche 7 août dans la ville de Millas. Une échauffourée s’y est produite entre partisans de l’abolition de la tauromachie, encouragés par la décision du Parlement de Catalogne, le 28 juillet, et défenseurs de cette pratique, instaurée seulement depuis 1983 dans la ville. A Collioure, où elle est traditionnelle, le Front des Luttes pour l’Abolition de la Corrida (FLAC 66) prépare une action d’opposition, pacifique mais déterminée, sous le slogan « A Collioure on tue aussi ». Selon la FLAC, la novillada organisée par le Club Taurin de Collioure prévoit les « tortures » et la « mise à mort de 6 jeunes taureaux, par la volonté de la municipalité ». Les militants, qui ont déjà distribué des documents anti-corrida les 5, 8 et 15 août dans la ville, reviendront à la charge face aux arènes, deux heures avant le début du spectacle, à 16h30. L’été 2009, outre une opposition semblable, la Ville de Collioure avait reçu à travers son maire PS, Michel Moly, une lettre de Brigitte Bardot enjoignant ce dernier à » bannir la torture animale ». Depuis, l’évolution sud-catalane a créé un espoir chez les abolitionnistes du nord, au constat que leur cause peut être traduite en termes légaux.

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