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La régularisation de l’union entre individus du même sexe interpelle progressivement une partie de la planète, avec, en nouvelle référence internationale, la prise de position favorable exprimée le 9 mai 2012 par le Président américain Barack Obama. En Europe, ce principe est en vigueur en Hollande, Suède, Belgique, Norvège et Islande, au Portugal, peut-être prochainement en Andorre et depuis juin 2005 en Espagne. Aussi, dans ce dernier pays, les démarches de simplification du « divorce gay » font même l’objet de suggestions à caractère commerciales , proposées par des facilitateurs. Mais la mesure mise en place par l’ancien premier ministre socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, sous forme de loi et de modification du Code Civil, était remise en cause dès le mois de septembre par le Partido Popular (PP), via un recours déposé auprès de la Cour Constitutionnelle espagnole. Or, en novembre 2011, ce parti politique a remporté les élections « générales » espagnoles, équivalant à une présidentielle française.

63 % des Français et 62 % des Espagnols, pour le mariage homosexuel

Cette opposition espagnole à teneur catholique traditionaliste était réaffirmée le 8 février 2012 par Alberto Ruiz-Gallardón, ministre de la Justice espagnol, par logique membre du PPn dans l’attente des conclusions de l’instance saisie. Simultanément à cette possibilité de retrait, la France prévoit de se doter d’une loi autorisant le mariage homosexuel, comme convenu lors de la campagne du candidat socialiste François Hollande. Le 16 juin 2012, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, indiquait qu’un projet de loi dédié, incluant la légalisation de l’homoparentalité, serait adopté en France au printemps 2013 « dernier délai« . Le mariage homosexuel, approuvé par 63 % des Français selon un sondage de l’Institut BVA publié en janvier 2012, recevait le soutien de 62,1 % des Espagnols consultés par l’institut Opina, en 2005, la veille de l’adoption de la loi espagnole.