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Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, interrogé le 21 janvier par la chaîne d’informations BFMTV au sujet de la consommation de cannabis, a avoué « il m’est peut-être arrivé d’avoir déjà fumé, peut-être une fois ». Le Barcelonais, invité à réagir aux récents propos tenus par Barack Obama, qui ne croit pas que « fumer du cannabis soit plus dangereux que l’alcool », a d’abord répondu catégoriquement « c’est dangereux », avant que son interlocuteur ne l’interroge sur une éventuelle consommation personnelle. Ostensiblement piégé, Manuel Valls, dont l’image rigide de garant des comportements exemplaires aurait pu être écornée, s’est alors défendu : « Attention, car tout mot d’un responsable public (…) agit sur les jeunes. Moi je suis favorable et reste favorable à l’interdiction du cannabis car la société a besoin de normes, de règles ».

En juin 2011, onze mois avant l’élection présidentielle, Manuel Valls estimait que le cannabis « crée de la dépendance » et réfutait tout idée de « légalisation contrôlée », tout en affirmant que ce produit « est toujours le tremplin vers les drogues dures, la cocaïne ou l’héroïne ». Le ministre, anciennement le plus populaire mais toujours le plus médiatisé assiste actuellement à une baisse de sa cote, démontrée le 10 janvier par l’institut Ipsos. Sa récente offensive contre l’humoriste Dieudonné semble devoir être à la source d’un repli de 6%, pour un niveau d’appréciation de 53 %.

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