Langue

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a montré une facette pro-corrida, le 11 septembre, quelques heures avant une séance consacrée par le Conseil Constitutionnel au maintien ou à l’abolition de cette pratique en territoire français. Le ministre catalan, amateur de tauromachie, a affirmé « c’est quelque chose que j’aime » et défendu cette « culture qu’il faut préserver », au sujet de laquelle il a avoué sa passion et son rôle identitaire : « C’est quelque chose que j’aime, qui fait partie de la culture de ma famille ». Le ministre préféré des Français, qui s’exprimait sur la chaîne d’informations BFM TV, a également abordé le domaine identitaire français, car, « Dans un pays en crise, avec des Français qui doutent de leur identité, tout ne peut pas se ressembler (…) On a besoin de ces racines, ne les arrachons pas ».

La Catalogne de Manuel Valls n’existe plus

Cette prise de position est intervenue dans le cadre d’une action menée par le Comité radicalement anticorrida (Crac), qui a formulé une question prioritaire de constitutionnalité auprès du Conseil Constitutionnel. Il s’agissait d’examiner la compatibilité de la tauromachie avec la loi française, en vertu de l’article 521-1 du Code pénal, qui réprime les actes de cruauté commis contre les animaux. Manuel Valls, contemporain d’une époque de tauromachie ordinaire en Catalogne du Sud, avant l’interdiction intervenue en 2010, fait ainsi appel à ses jeunes années, rattachées à une époque révolue dans son territoire d’origine.

Partager