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L’inauguration de la Ligne à Grande Vitesse entre Perpignan et Figueres, ce jeudi matin, sera préalablement accompagnée d’une mobilisation politique et syndicale. Ce mercredi, dans un communiqué, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besançenot appelle en effet ses amis à intervenir en gare de Perpignan, afin de sonner son avis sur la gestion de la SNCF. Le représentant du NPA en Pays Catalan, Bernard Cholet, appelle les manifestants à être présents dès 7h45, afin de « défendre et améliorer le service public ferroviaire ». S’appuyant sur l’exemple récent du train Strasbourg-Portbou, dont l’épopée malheureuse, la nuit de Noël 2010, a suscité un grand émoi, le parti d’extrême-gauche ambitionne de se faire entendre des autorités de l’Etat, dont le passage en Roussillon s’effectuera plus tard dans la matinée. Le planning de la journée prévoit la présence du Secrétaire d’Etat aux transports, Thierry Mariani, qui empruntera un TGV spécial à 10h30 au départ de la gare de Figueres-Vilafant, en compagnie du ministre de l’Equipement espagnol, José Blanco. Dès 11h, plusieurs élus et autres décideurs des Pyrénées-Orientales, dont le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, sont invités, pour leur part, à réceptionner ce train, arrivé à 10h53 selon le timing officiel. Le NPA, qui pointe du doigt un « manque de moyens et de temps pour entretenir le réseau ferré et le matériel », au niveau général en France, cite aussi un « manque de locomotives qui conduit à sur-utiliser le matériel existant » et un « manque de cheminots ». Ce mouvement de colère à caractère générique, sans lien avec l’enjeu historique du nouveau TGV transpyrénéen, s’exprimera cependant plus de 3 heures avant la présence des autorités.

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