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La vague indépendantiste sud-catalane, manifestée par 1,5 million de manifestants, le 11 septembre à Barcelone, puis sanctionnée officiellement par le Parlement de Catalogne, le 27 septembre, entraîne une première riposte. Le 29 septembre, un conglomérat de mouvances contraires à la création d’un Etat catalan a effectué ses premiers pas, également à Barcelone, sous la forme d’une « Plateforme d’Espagne et Catalans ». Parmi ses premières actions, ce groupe convoque une manifestation d’affirmation, le 12 octobre, à l’occasion de la Journée de l’Hispanité, au départ de la place de Catalogne de Barcelone. Ce contre-évènement au 11 septembre devrait ainsi ouvrir un certain front, tout livrant une bataille de chiffres. Le 12 octobre, qui est à l’Espagne ce que le 14 juillet est à la France, est habituellement ignorée en Catalogne du Sud, au bénéfice du 11 septembre, anniversaire de la chute de Barcelone face au troupes castillanes, en 1714.

Soutiens d’extrême droite

La plateforme nouvellement créée entend revendiquer l’appartenance de la Catalogne à l’Espagne, dans un appel adressé aux milieux politiques et associatifs, ainsi qu’aux citoyens dans leur ensemble. Cet organisme, qui affirme son indépendance et son caractère social, reçoit cependant le soutien de plusieurs élus du Partido Popular, à la tête du gouvernement espagnol, ainsi que du parti politique d’extrême droite Plataforma per Catalunya. D’autres sympathies se sont déjà manifestées depuis le parti Ciutadans (citoyens), équivalent catalan du Mouvement Républicain et Citoyen français, minoritaire au parlement de Catalogne.

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