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Une manifestation d’opposition à l’exploitation de l’énergie nucléaire a attiré 2000 personnes, ce dimanche, dans les rues de Barcelone. Près de 80 ONG, associations et partis politiques ont participé à une marche symbolique, lors de laquelle le slogan « Nuclear, no gràcies » (nucléaire, non merci), issu de la fin des années 1970, a refait surface. Cette mobilisation, qui faisait écho à la catastrophe de Fukushima, a d’ailleurs coïncidé avec l’annonce, en France, d’un sondage défavorable à l’énergie atomique. Cette étude, commandée par le Journal du Dimanche à l’Institut Ifop, indique que 62% des personnes interrogées souhaitent une sortie progressive du nucléaire, sur le modèle prôné par les autorités allemandes. Dans la capitale catalane, la puissance invitante, la plataforme « Tanquem ja les nuclears » (Fermons les centrales tout de suite), a reçu l’appui d’une partie des jeunes « indignés« , qui campent depuis le 14 mai sur la Place de Catalogne. Le cortège a marqué une pause significative face au siège de la compagnie d’électricité Endesa, gestionnaire des deux centrales nucléaires catalanes, situées dans les communes d’Ascó et Vandellós, dans la province de Tarragona.

Selon le porte-parole de la plateforme organisatrice, Josep Puig, la fermeture des centrales est devenus indispensable, car celles-ci constituent « ‘la plus grave erreur technologique commise par l’humanité ». Selon lui, un accident comparable à celui du Japon aurait des conséquences dévastatrices en Catalogne, car il s’agit d’un « petit pays », auquel se poserait la question de sa propre « survie ».

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