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Dans une lettre ouverte qu’elle nous a adressée ce lundi 15 mars, une “majorité des salariés” de la clinique du Pré, située à Théza, alerte l’opinion sur son “désarroi” et son “inquiétude”. Les employés de cet établissement proche de la route départementale 914, entre Perpignan et Elne, évoquent l’apparition en 2019 d’une “réelle souffrance, qui se traduit par de nombreux arrêts maladie, la plupart pour mal être au travail”.

32 soignants en arrêt maladie

Cette clinique psychiatrique, réputée en Pays Catalan, est spécialisée dans la prise en charge de l’état dépressif et du sevrage alcoolique. En 2021, elle a affiché jusqu’à 32 salariés en arrêt maladie et elle fait souvent face à la présence d’un seul soignant pour 60 patients. Le malaise ambiant s’est traduit par une série de démissions et de licenciements, notamment d’infirmières, d’infirmiers, d’un psychologue et d’une art-thérapeute. Le manque de soignants, devenu chronique dans la fonction publique hospitalière française, semble expliquer une partie de la problématique en cours : la CGT y défend de “très bons professionnels investis pleinement qui aujourd’hui quittent l’établissement faute de conditions favorables pour apporter des soins de qualité”. Le syndicat dénonce un “climat austère” lié à des conditions difficiles et une “prise en charge des patients plus ardue”. Ceux-ci subiraient un accueil dégradé, en raison d’une pénurie de salariés : “les soignants assurent leur travail souvent dans l’urgence et ne peuvent plus répondre aux besoins spécifiques des patients”. Pire, au-delà du bien-être de ces malades, “leur sécurité est aussi mise en péril”, observe la CGT.

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