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L’UMP des Pyrénées-Orientales suggère l’artillerie lourde dans son programme pour les élections cantonales, communiqué en intégralité ce vendredi. Le parti de Nicolas Sarkozy, qui a préparé ses « engagements » en vue du scrutin, propose de « sécuriser nos villes, nos villages, nos quartiers », en instaurant une « véritable politique de prévention de la délinquance ». Le principal parti de droite évite soigneusement toute idée de répression et semble préférer ainsi une anticipation des phénomènes de vandalisme, autrefois attribuée aux argumentaires de gauche. Principale formation d’opposition au sein de l’assemblée du Conseil général des Pyrénées-Orientales, l’UMP vise évidemment la majorité, composée du Parti Socialiste et du Parti Communiste, qu’il considère avoir « démissionné de son rôle en matière de prévention ». Pour ce faire, la formation propose « 3000 Caméras de vidéoprotection en 3 ans ».

Sur un même credo sécuritaire, cette suggestion cantonale contient aussi un « programme départemental d’investissement pour la sécurité publique », consistant en l’achat de locaux et de véhicules pour les polices Municipales, ainsi que l’amélioration des éclairages publics communaux. L’UMP propose aussi de reconsidérer les dispositifs d’insertion des « jeunes », et même de favoriser, dans une époque où des fonctions évidente il y a peu, méritent parfois une éducation, de favoriser l’apprentissage de la « fonction parentale ». Bien plus polémique, une mesure se glisse également dans les propositions du parti : elle concerne la « prévention précoce de la délinquance », assortie d’un « développement de la citoyenneté ». Ce programme, qui sous-tend un certain modèle social et sociétal, inclut encore des mesures en faveur de la petite enfance et des entreprises. Il propose enfin d’accompagner l’arrivée prochaine d’une compétence, octroyée à l’institution départementale, en matière de politique de la ville et de Sécurité.

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