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Après une première salve lancée par la mouvance L’Alternatiba, début janvier, les militants du collectif « Stop Amazon à Rivesaltes », composé d’une dizaine d’organisations citoyennes et syndicats, manifestent ce samedi 30 janvier à 12h face au le siège de l’agglomération Perpignan Méditerranée, afin de marquer leur opposition au projet d’installation de la multinationale Amazon à Rivesaltes. Ces opposants s’interrogent : “les décideurs de l’agglomération ont-ils d’ores et déjà engagé une procédure de cession d’un terrain (…) au profit d’une société immobilière agissant pour le compte de la firme de vente en ligne Amazon ?”. Réclamant un éclaircissement sur cette question honteuse, ils estiment que cette décision entraînerait un “changement structurel important du tissu économique du territoire”. En Catalogne du Sud, le nombre de sites logistiques d’Amazon s’élève à cinq.

Les grandes surfaces font bien pire

Dans un contexte de chômage record, alors que la firme de Jeff Bezos devrait créer plusieurs centaines d’emplois sur ce site en Roussillon, ce collectif appelle à un “large débat public”, estimant que Amazon “détruit les emplois de l’économie locale”, défend un “management intransigeant en rupture avec le contrat social et les valeurs de notre société”, ou encore “contourne les règles fiscales”, “déploie une stratégie de monopole”, “saccage l’environnement” et “accélère l’artificialisation des sols”. Il n’est pas certain que les conglomérats de grandes surfaces généralistes, ou de bricolage, habillement, réparations automobiles, jouets ou ameublement, présents de Banyuls à Bourg-Madame soient mieux placés en la matière, mais le collectif anti-Amazon suggère un “moratoire” sur le sujet, qui comporte sa dose de xénophobie économique. La cible unique reste la multinationale américaine, néanmoins tout aussi multinationale que Carrefour et Auchan.

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