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Dans le compte à rebours qui précède le premier tour des élections municipales, le thème du commerce, abordé avec quelques nuances par l’intégralité des 9 candidatures présentées à Perpignan, fait l’objet d’une soirée, ce lundi 17 mars. Sur une initiative du groupe de réflexion L’Olivier, qui reste en marge visible de la bataille électorale, les postulants sont invités à confronter idées et projets, avant de signer un « Pacte pour le Commerce de Centre-Ville ». Cette séquence inédite, ouverte à tous, est proposée à 19h30 au Cinéma Le Castillet, boulevard Wilson. Par prudence, cette agora évite le Mégacastillet, petit frère du premier, devenu plus grand et induisant un transfert de clients, du centre-ville vers les espaces commerciaux et ludiques périphériques. Pour relancer son appel à participation, L’Olivier annonçait ce dimanche la présence de « nombreux commerçants qui, autour des candidats, débattront de leurs propositions mais aussi des propositions de L’Olivier pour le commerce et de celles des différentes listes en présence ».

Un acteur politique souterrain en Roussillon

Le groupe L’Olivier est présidé par l’entrepreneur Bruno Delmas, dont le nom et le portrait figurent dûment sur le site officiel de l’UMP, associés à une fonction de président de la formation Les Progressistes, partenaire du parti de Nicolas Sarkozy. Doué en communication, cet acteur politique, souterrain en Roussillon, est à l’origine d’une pétition lancée sur Internet, intitulée « Pour sauver les commerces du centre ville« . Sous ses atours anodins, cette tentative de mobilisation par clics vise le maire Jean-Marc Pujol, lui-même UMP, avec pour exemple l’affirmation d’un signataire au sujet d’une « volonté politique de désertification du centre-ville ». Dans un œcuménisme engagé, la réunion de ce lundi précédera une rencontre publique proposée par le premier magistrat, mardi 18 mars à 19h15, au café de la bourse, sous l’intitulé vigoureux « Parlons commerce ! ».

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