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Les violences provoquées par une certaine fréquentation touristique,observées dans la commune côtière de Lloret de Mar, dans la nuit du 7 au 8 août, produisent une réaction citoyenne. Ce samedi soir, une manifestation a rassemblé 1000 habitants, résidant à l’année dans la ville en proie à de violentes altercations entre forces de police et jeunes étrangers alcoolisés. Cette marche, placée sous le slogan « Nous aimons Lloret et ne souhaitons d’incivilités », a parcouru sans incident le centre-ville, dans le but de porter un message favorable à un modèle touristique de qualité. Opposés au dénommé « tourisme de cuite », dans lequel la consommation d’alcool est devenue le principal motif, cette mobilisation a pris son départ du lieu exact du déclenchement des violences, sur l’avenue Just Marlet, jalonnée de nombreuses discothèques, pour aboutir face à la mairie.

Les émeutes de Lloret de Mar, qui ont placé la commune sous les feux d’une actualité peu reluisante, ont débouché sur l’arrestation de 8 personnes, dont 4 ont écopé d’une peine de prison ferme. Il devrait ainsi y avoir un « avant » et un « après » l’été 2011, illustré par un escalade de la débauche de jeunes touristes, dans une ville davantage connue pour son ambiance touristique que pour son patrimoine culturel. Les incivilités de la semaine dernière devraient inspirer, l’été 2012, une surveillance policière accrue, afin de redorer le blason de cette ville, la deuxième de la province de Girona en nombre d’habitants. Selon un projet municipal, lancé à la hâte, le schéma touristique axé sur la quantité, source de nuisances, qui a présidé aux stratégies développées depuis les années 1970, devrait changer.

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