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La Clau
L’intellectuel J.P. Bonnel craint pour la communauté juive de Perpignan
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Les trois lieux de prière judaïque de Perpignan ne seront plus qu’un avant la fin de l’année. Pour contenter les 600 familles pratiquantes de la ville, et celles de l’extérieur, le rabbin Mordehaï Bensoussan, nommé en 2014, rassemble les activités en un seul espace. Les locaux situés en sous-sol, près de l’Espace Méditerranée, supplanteront ainsi la synagogue la plus ancienne, située rue Arago, et celle de la rue du Castillet. Le futur lieu unique, qui fonctionne déjà, encouragera la culture juive et l’enseignement de l’hébreu aux enfants, sous l’impulsion du nouveau responsable religieux.

«Les voisins sont inquiets»

Cette centralisation des cultes inquiète l’intellectuel Jean-Pierre Bonnel, selon lequel «les voisins sont inquiets». Cette personnalité de gauche estime sur son blog, le 21 juillet, qu’un local dédié au culte juif «si près du centre-ville ne peut que tenter des antisémites radicaux». Le 24 juillet, il interpellait Maurice Halimi, ancien adjoint de la Ville, avocat au barreau de Perpignan et représentant reconnu de la communauté juive : «les citoyens ont le droit de savoir et les habitants qui sont près de mosquées ou de synagogues se posent des questions». L’écrivain spécialiste du philosophe juif Walter Benjamin a également abordé la future grande mosquée de Perpignan Sud : «La mairie doit-elle donner le foncier ? Pratiquer le communautarisme et être juste à l’égard de toutes les religions ?».

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