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Le rapport annuel sur la sécurité en Catalogne du Sud, publié ce vendredi à Barcelone, rend compte d’une situation nouvelle, sanctionnée dans plusieurs villes d’importance de la banlieue de la capitale catalane, mais aussi à Girona. Si le nombre de personnes déclarant avoir été victimes d’un délit, ou subi une agression, est passé de 17,4% en 2009 à 15,3% en 2010 dans cette dernière ville, le dénommé « sentiment d’insécurité » est en hausse. Ce sont ainsi, d’après les chiffres présentés par le ministère-département de l’Intérieur du gouvernement catalan, pas moins de 21,5% des habitants de Girona, qui considèrent avoir perçu une « détérioration » de la sécurité, l’année dernière, dans leurs lieux de vie habituels. Ce pourcentage a progressé de 7,1% depuis 2009, sans aucune véritable explication rationnelle au regard du recul manifesté par le nombre de faits délictueux déclarés.

A Barcelone, la proportion de personnes affirmant avoir perçu une croissance de l’insécurité atteignait 32,7% en 2010, tandis que 24,8% de la population assurait avoir été victime d’un délit, contre 24,3% en 2009. Dans la « Région policière métropolitaine Sud », qui comprend les régions du Baix Llobregat et du Garraf, le nombre de victimes déclarées a atteint 19,6%, mais seulement 14,7% des habitants a perçu une dégradation de la sécurité. Ces statistiques, qui ouvrent la voie vers des interprétations variées, voire contradictoires, constituent un grand questionnement en matière de perception des réalités urbaines les plus actuelles.

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