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L’inhumation de l’ancien président du Congo Pascal Lissouba, premier à avoir été élu au suffrage universel direct dans un scrutin ouvert, se déroulent ce lundi 31 août à 14h30 à Perpignan. Cette étape doit se dérouler après une cérémonie catholique, en la cathédrale Saint-Jean Baptiste. L’ancien dirigeant politique, décédé lundi 24 août à 88 ans dans la capitale du Roussillon, doit y reposer, mais cette inhumation sera provisoire, car sa famille souhaite rapatrier son corps dans son pays, le République du Congo, souvent appelé “Congo-Brazzaville”. Sa dépouille sera déplacée lorsque « toutes les conditions seront réunies pour lui garantir un retour digne, solennel et apaisé auprès des siens », indique un communiqué familial. « Pascal Lissouba est un symbole national qui mérite les hommages de la République dus à sa personne et à son rang », précise ce message.

Pour sa part, le porte-parole du gouvernement congolais, après avoir reconnu que l’ancien chef d’Etat « rentre aujourd’hui dans l’histoire », assure que « l’État restera attentif à la position de la famille ». Par ailleurs, des veillées mortuaires sont organisées à Brazzaville au siège du parti Union panafricaine pour la démocratie sociale, fondé par le disparu, principale formation d’opposition au Congo.

Un Président trahi par Jacques Chirac

Appelé fréquemment “professeur” dans son pays, ce président scientifique, maître de conférences en géographie politique à l’université de Libreville, vivait en exil depuis 23 ans après avoir été chassé du pouvoir, lors d’une guerre civile qui a fait quelque 400 000 morts, par l’actuel chef de l’Etat de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso. Dans un contexte de FrançAfrique, qui reste pesant, P. Lissouba s’était dit trahi par Jacques Chirac.

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