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La rencontre disputée par l’USAP à Perpignan, dimanche 19 octobre contre Béziers, a été l’occasion d’une revendication inédite. Depuis plus d’une dizaine d’années, les drapeaux catalans étoilés, caractéristiques de l’indépendantisme catalan, abondent au stade Aimé Giral. Ces bannières individuelles ne dépassent pas les dimensions ordinaires et le sens qui leur est accordé ne dépassent pas celui de la frivolité identitaire. Mais le dernier match usapiste, soldé par une victoire 28-25 des sang et or, a comporté, dans les tribunes, un drapeau de grandes dimensions. Ce format, habituel dans les manifestations de Catalogne du Sud, était accompagné, à part, de l’inscription « Catalonia the next state in Europe ».

« première dans un stade perpignanais »

La transmission de ce message politique, largement diffusé outre-Albères et sur Internet, a requis un certain dispositif logistique. Elle est l’idée de Joan Nou, fondateur du service de solidarité avec les demandeurs d’emploi Job 66. Anciennement responsable des jeunes du Mouvement Démocrate des Pyrénées-Orientales, cet activiste social appartient à Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), le parti d’Artur Mas, président du gouvernement catalan. Dans un communiqué, CDC souligne que cette « première dans un stade perpignanais » est un « soutien fraternel aux Catalans du Sud », à quelques jours de la consultation sur l’indépendance, prévue le 9 novembre.

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