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L’Hôpital de Cerdagne, ouvert le 19 septembre à Puigcerdà, résorbe une partie de sa problématique. L’épine de la prescription médicamenteuse persiste par différence entre les pharmacopées espagnole et française, mais un autre décalage bien moins cartésien repose sur l’appréhension du domaine de la santé. En effet, l’exigence de résultats, le rapport à la douleur et la valeur accordée à la Sécurité sociale présentent des contrastes entre la France et l’Espagne. Au plan technique, l’héliport de l’établissement a reçu le 23 octobre un Eurocopter 135 du Service d’Urgences médicales du gouvernement de Catalogne, puis un E145 du SAMU français.

Hollande et Rajoy mobilisés

François Calvet, président du Conseil consultatif de l’Hôpital et sénateur des Pyrénées-Orientales, a communiqué les avancées, ce 29 octobre. Le sommet franco-espagnol du 1er décembre à Madrid « consacrera l’accord permettant le libre transport des corps » des ressortissants français décédés dans cet hôpital. Ces personnes seront « rapatriées à leur domicile ou dans des chambres funéraires », sans devoir être placées « dans un cercueil ». A cet effet, un récent échange de lettres diplomatiques franco-espagnoles a permis de « déroger au principe en vigueur » en faisant appel à l’article 2 de la Convention de Strasbourg, signée en 1968. Les actes de décès seront rédigés par le Tribunal de Puigcerdà, avant leur traduction en acte international par « notre Consulat », tandis que le laissez-passer sera rédigé par la Délégation de la Santé de Girona, jusqu’à 48 heures après le décès.

Imagerie à l’Hôpital de Perpignan

L’établissement, premier d’Europe à pouvoir accueillir aisément une population étrangère bien que voisine, a occasionné le 27 octobre à Perpignan une réunion de son conseil. Rassurant, son président signale que l’interprétation des radios se fera par téléimagerie à distance, « sous 15 jours » à l’Hôpital de Perpignan. Il précise que la proportion du personnel français « atteint déjà 28,5 % pour passer à 33 % à la fin novembre en même temps que la mise en place du service de dialyse ». Le Conseil consultatif a déterminé pour 2015 un budget prévisionnel de 28,9 millions d’euros, dont 40 % pour la part française, soit 8 millions, inclus dans le budget de l’Etat.

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