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Le premier établissement hospitalier transeuropéen, inauguré le 19 septembre à Puigcerdà, a déjà trouvé son rythme. Ses urgences ont reçu une fillette de 7 ans dès le jour de l’ouverture. La plupart des inquiétudes administratives en 2011 exprimées par les patients et les élus des Pyrénées-Orientales a disparu, mais la logistique reste imparfaite. En effet, en Catalogne du Sud, un arrêt de bus ajouté au réseau de transports du gouvernement catalan fonctionnera dès le mois d’octobre. Il permettra aux habitants des communes de Guils, Bellver de Cerdanya, Puigcerdà et même La Seu d’Urgell, à 50 km, de rejoindre le site 11 fois par jour, dans des véhicules de petites dimensions. Mais depuis le territoire français, les habitants d’Osséja, Estavar ou Formiguères ne profitent d’aucune logistique de transport. L’appropriation des lieux s’annonce inégale, pour un établissement qui souligne avec force le décalage transfrontalier.

Un malentendu : Puigcerdà avait déjà un hôpital

Dans les faits, l’ancien hôpital de Puigcerdà a investi de nouveaux locaux, partagés dans leur gouvernance et leur financement, 31 millions d’euros a total, avec l’Agence Régionale de la Santé du Languedoc-Roussillon. Les 32.000 patients potentiels résident dans 36 communes situées en territoire français, pour 17 en territoire espagnol, mais la porosité des transports reste étrangère à la proximité géographique.

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