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L’hôpital européen de Puigcerdà, soumis à de multiples retards, devrait être inauguré avant le printemps, sous la direction générale du médecin Victorià Peralta, après 4 années de travaux et quelques péripéties épiques. Cet établissement unique en Europe, financé à 60% par le Département de la Santé du gouvernement catalan et à 40% par le ministère français de la Santé, verra le jour suite à la ratification, prévue avant fin février, d’un accord transfrontalier passé entre la France et l’Espagne en 2008. L’approche de cette ultime procédure, révélée le 28 janvier par le sénateur-maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, qui accompagne le projet, tout comme le sénateur UMP des Pyrénées-Orientales, François Calvet, laisse espérer une entrée en service concrète, suivie d’une cérémonie ministérielle, courant juillet.

Pas encore tables d’opérations, et défauts sonores

Cependant, si le service de radiologie de cet établissement, sous convention avec l’Hôpital Saint-Jean de Perpignan, fonctionnera immédiatement, tout comme les IRM et scanners, l’autorisation des travaux d’installation des tables d’opérations n’a été publiée que le 21 janvier par le Journal Officiel espagnol. Par ailleurs, des améliorations acoustiques ont été exigés le 15 février par la mairie de Puigcerdà au Département de la Santé catalan, après constat d’imperfections sonores, consignées sur un rapport. L’Hôpital de Cerdagne, selon son intitulé officiel, pourra accueillir les 35.000 habitants des régions de Cerdagne et Capcir, qui abritent 150.000 personnes lors des périodes touristiques, hivernale et estivale. Il comprend 68 lits et emploiera 200 personnes parlant catalan, français, espagnol, ce qui constitue un défi. Dans le contexte territorial qui lui est propre, après une période de 350 ans de frontière, cette avancée européenne signifie un retour aux origines, car l’actuel hôpital de Puigcerdà, plus modeste que le nouveau, est la continuité d’un « Hôpital Majeur » construit entre 1185 et 1189.

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