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La fin d’une anomalie politique européenne s’annonce avec le projet du nouveau gouvernement espagnol de supprimer le mausolée à la gloire du dictateur Francisco Franco. Baptisé « Valle de los caídos », cet immense complexe situé 50 km du Nord de Madrid a été inauguré en 1959 par l’ancien chef de l’Etat. Auprès de sa dépouille, qui y repose depuis sa mort en 1975, des nostalgiques de l’ancien régime déposent des fleurs sans discontinuer. Ce site doté d’une croix de 150 mètres de haut et d’une basilique en activité héberge les corps de 27 000 combattants franquistes et de 12 400 opposants républicains non-identifiés, issue de fosses communes.

Projet socialiste contre saluts franquistes

Le nouvel exécutif espagnol, dirigé depuis le 2 juin par le socialiste Pedro Sánchez, souhaite déplacer la dépouille de Franco du Valle de los caídos, pour dépassionner ce lieu de mémoire. Le transfert des restes polémiques pourrait intervenir dès la fin de ce mois de juillet, pour assécher l’activité d’un sanctuaire « inimaginable en Allemagne ou en Italie », selon M. Sánchez. La famille du dictateur a fait savoir le 17 juillet son refus d’assumer les frais, tandis que l’Eglise espagnole ne s’oppose pas au projet socialiste. Mais dimanche 15 juillet, plusieurs associations et partis politiques d’extrême-droite ont convoqué sur le site une manifestation jalonnée de saluts franquistes, cousins du salut nazi. En Espagne, la Fondation, présidée par la fille du dictateur, reste une organiisation parfaitement légale.

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