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L’ancien préfet des Pyrénées-Orientales, Hugues Bousiges, dont une déclaration avait suscité la colère du maire des Angles, Christian Blanc, a été relaxé ce mercredi par le tribunal correctionnel de Toulouse. A l’origine du problème, M. Bousiges, attelé à résoudre la crise des stations de ski des Neiges Catalanes, s’en était prix à M. Blanc, largement responsable du succès incontesté de la station des Angles, via une régie municipale dont il assure la présidence. Le 3 novembre 2008, à Perpignan, le représentant de l’Etat avait cependant jugé « irresponsable » et « suicidaire » la stratégie économique du maire sans étiquette, par ailleurs conseiller général. Celui-ci avait alors saisi la justice pour « Injures publiques à un citoyen chargé d’un mandat électif » et « diffamation publique envers un citoyen chargé d’un mandat public », peu avant de déclarer « Je conteste l’interventionnisme du préfet ». Le fond de cette affaire semble reposer sur deux conceptions territoriales contrastées, opposant une approche locale, particulière mais productrice d’emplois, directs et indirects, et une orientation générale, parfois perçue comme une véritable tutelle extérieure. Le tribunal de Perpignan avait d’abord été saisi de l’affaire, dépaysée à Toulouse le 19 mai 2009 par la Cour de Cassation.

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