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L’Evêché de Girona a réclamé ce matin que les chefs entreprise et les élus politiques de sa région d’influence réduisent leurs niveaux de salaire pour lutter contre la crise, car il considère que leur forte rémunération est un «scandale». Ce positionnement inattendu de l’autorité écclésiastique de la région de Girona a été prononcé Fèlix Mussol, représentant de l’Evêché, arguant que la pauvreté croissante et de la hausse des chiffres du chômage méritent que les entrepreneurs fassent des efforts, en montrant l’exemple, puisque «tout le monde doit s’y mettre, pas seulement certains». Par cette affirmation publique, formulée à Girona même, l’Evêché a même osé intervenir sur le champ social et politique, en défendant les travailleurs, payés «à bas prix et sans garanties», et en critiquant les entrepreneurs, surtout relevant de multinationales, et les élus de tous les échelons politiques. En référence à la mobilisation sociale prévue ce vendredi 1er mai, M. Mussoll a prédit une grande journée davantage portée sur les revendication que les précédentes, compte tenu d’un contexte économique donnant lieu à une certaine «agressivité sociale».

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