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L’été 2015 voit se multiplier les installations illégales de Gens du voyage dans les Pyrénées-Orientales. Au printemps, les communes d’Argelès-sur-mer, Montescot, Palau-del-vidre, Villeneuve-de-la-Raho et Saint-Laurent-de-la-Salanque ont connu des installations imprévues. Le 5 juillet, 150 caravanes ont pris le stade de la commune de Théza, puis 200 autres ont investi une terrain de Saint-Cyprien, le 7 juillet. Ce dimanche 16 août, l’arrivée de 120 logements mobiles sur le stade municipal d’Elne a justifié une plainte de la mairie auprès de la gendarmerie. Les séjours n’excèdent pas une semaine, mais excèdent les autorités, sujettes à l’hésitation, car les nuisances, bien que répétées, sont éphémères. En été, la problématique est accentuée par les rassemblements évangélistes, fréquents chez les personnes de culture gitane.

Les évacuations sont rares

Les villages temporaires sont tenus par la loi d’occuper des aires aménagées, notamment à Saint-Cyprien ou Cabestany. Certaines sont des «aires de grand passage», relativement importantes. Un schéma départemental d’accueil des gens du voyage prévoit une nouvelle aire de 600 places, pour 2019, en plaine du Roussillon. Ce projet est un espoir pour les communes et propriétaire privés régulièrement affectés. Mais le stationnement sauvage, parfois combiné à une présence légale sur les aires autorisées, à une surconsommation d’eau et au piratage du réseau électrique, constitue un mode de vie. Les interventions sont exceptionnelles, à l’image de l’action ordonnée en octobre 2014 par la préfète des Pyrénées-Orientales, Josiane Chevalier. Un campement de 80 caravanes a été évacué par 110 fonctionnaires et militaires, dont une unité de CRS. Au préalable, la mairie de Perpignan a saisi la préfecture, qui a prononcé un arrêté de mise en demeure d’évacuation. Une pareille mesure a été appliquée le 6 juillet dernier à Saint-Laurent-de-la-Salanque.