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Le projet de Cité judiciaire de Perpignan, approuvé en janvier 2009 par l’ancienne garde des sceaux, Rachida Dati, avant son abandon par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, en septembre 2012, a réintégré les projets de l’Etat. Dans un courrier du 28 novembre, la nouvelle ministre de la Justice, Christiane Taubira, assure le député socialiste des Pyrénées-Orientales Jacques Cresta de la reprise en main, après une purge de l’ère Sarkozy, d’un site constituant un « service public de la justice au service des usagers ». Mais alors que le plan initial reposait sur un partenariat de financement entre le secteur public et le secteur privé, pour une valeur de 35 millions d’euros, la ministre évoque des « surcoûts dispendieux » liés aux « charges différées » et défend une version entièrement publique.

Prémices administratifs en janvier 2013, ouverture en 2017

Cette Cité installée sur 7000 m2, dans le quartier Saint-Assiscle, à proximité de la gare TGV de Perpignan, coûtera 50 millions d’euros et abritera le Tribunal de grande instance, le tribunal d’instance, le tribunal de commerce et le conseil des Prud’hommes. Un concours de maîtrise sera ouvert en janvier 2013, suivi de la notification du marché inhérent en janvier 2014 et de celle du marché de travaux, en juillet 2015. Le chantier, qui doit débuter en novembre 2015, doit donner lieu à une inauguration en 2017, mettant fin à la « situation préoccupante de Perpignan », de l’aveu de Mme Taubira. Cette reformulation non libérale du projet initial, suite à une sollicitation formulée le 15 novembre par M. Cresta, manifeste une nécessité dégagée des notions de droite ou de gauche, dont le remisage de septembre semble avoir obéi à une stratégie d’appropriation. Le nouveau projet comporte cependant des ajouts, notamment l’aménagement d’un nouvel accès au site réservé aux prévenus détenus, conditionné par un engagement de la mairie de Perpignan envers la mise en place de places de stationnement supplémentaires. Cette nouvelle Cité judiciaire accueillera une centaine de fonctionnaires et une cinquantaine de magistrats.

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