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La Clau
L’ETA aurait volé un véhicule à Argelès-sur-mer, selon la police
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Un banal vol d’un véhicule, qui s’est produit ce dimanche 21 avril à Argelès-sur-mer, dans les Pyrénées-Orientales, pourrait être fortement lié à une intention à caractère terroriste. Selon une dépêche de l’agence officielle espagnol, EFE, diffusée en soirée, le véhicule concerné, un Renault Master de couleur blanche, immatriculé AW330QJ, semble avoir été subtilisé selon un « mode opératoire » qui permet de déceler des « indices » renvoyant aux méthodes de l’ETA basque. La source de cette information est l’agence le Centre de Coopération Policière et Douanière d’Hendaye, constituée à la fin des années 1990 pour renforcer les coopérations transfrontalières entre le Pays Basque Sud et le Pays Basque Nord. Cette structure, qui réunit la police nationale française, la police nationale espagnole, la Guardia Civil et l’Ertzaintza, police de la Communauté autonome basque du Sud, a communiqué un rapport aux services de lutte antiterroriste espagnols, puis ces derniers ont été consulté par les services de EFE à Bilbao.

L’ETA est inactive, mais pas dissoute

L’organisation basque prônant la lutte armée a signalé un premier cessez-le-feu en septembre 2010 et second en janvier 2011, avant l’annonce de la fin définitive de son action armée, en octobre de cette même année. Aucune dissolution n’ayant été prononcée, les autorités compétentes observent une vigilance certaine, comme en témoigne l’information espagnole, abondamment répercutée en Espagne sans faire l’objet d’aucun relais en territoire français hormis celui-ci.

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