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Dans le cadre des manifestations qui se multiplient depuis le 10 août en Biélorussie suite à la réélection du président Alexandre Loukachenko, la chanson L’Estaca, composée par le chanteur Lluís Llach en 1968, s’impose comme un symbole. Cette mélodie chaloupée, sur un texte revendiquant l’union des luttes vers la victoire, a été entendue lors de la nouvelle mobilisation rassemblant plusieurs dizaines de milliers de personnes, ce dimanche 23 août.

Pour contester la présence du dirigeant au pouvoir depuis 26 ans, les participants ont entonné la chanson, chant d’opposition au franquisme, puis hymne du syndicat polonais Solidarność et même titre de la playlist des supporters de l’USAP. En Biélorussie, ce symbole for a réapparu lors de la campagne électorale par les soutiens de Svetlana Tsikhanovskaïa, candidate qui a suscité la révolte contre le président autocrate en place. En 2011, l’Estaca a également été employée lors de la prétendue “révolution de jasmin » tunisienne, dans une version arabe intitulée « Dima Dima ».

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