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Les députés espagnols ont voté en urgence, ce mardi à Madrid, un projet de réforme de la Constitution espagnole qui vise à s’accorder sur la règle d’or budgétaire demandée par les gouvernements français et fédéral allemand. Ce texte, qui doit garantir la stabilité budgétaire, constitue une surprise lancée par le premier ministre, José Luis Rodríguez Zapatero, la semaine dernière. Il a fait l’objet d’une réunion en session extraordinaire, qui a débouché sur son approbation, à une écrasante majorité de 319 voix pour, et 17 voix contre. L’Espagne ayant prévu la dissolution de son Parlement le 27 septembre en vue des élections législatives anticipées du 20 novembre, l’exécutif en place tient à serrer le calendrier, avec le soutien entier du parti opposant, le très droitier Partido Popular.

Dès la semaine dernière, l’autorité morale de la Catalogne, Jordi Pujol, dénonçait les risques d’un plafonnement des dépenses imposé aux communautés territoriales autonomes, dont la Catalogne du Sud. Les 10 députés à la chambre basse espagnole mandatés par la coalition qu’il a créée, Convergence et Union, n’ont d’ailleurs pas pris part au vote de ce mardi. Alors que les députés se réuniront vendredi pour débattre et approuver la réforme, l’idée d’une inclusion, dans la Constitution espagnole, de la limitation du déficit public, reçoit également les foudres d’un secteur du Parti Socialiste de Catalogne, de la quasi-intégralité de l’extrême gauche espagnole, et des syndicats Commissions Ouvrières et Union Générale des Travailleurs. Ces derniers annoncent une « grande manifestation » le 6 septembre, et des rassemblements dès ce mercredi et ce jeudi. Un référendum est également envisagé, tandis que les « Indignés » entrent aussi dans le refus de cette réforme, soutenue ce mardi par la Commission européenne.

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