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Un cortège de quelque 18.000 personnes a parcouru les boulevards de Perpignan, ce mardi, pour exprimer sa colère face à la réforme des retraites. Après une boucle autour du centre-ville, au départ de la place de Catalogne, cette mobilisation a été prolongée par un blocage de l’entrée Nord de la ville. Le Pont Arago, sur la route départementale 900, a été occupé de midi aux environs de 14h30 par un groupe de plusieurs centaines de personnes, principalement menées par la Confédération Nationale du Travail (CNT). Dépassant l’intention des syndicats majoritaires, dont la CGT et la CFDT, ainsi que du Parti Socialiste et du Parti Communiste, qui se contentaient d’un blocage de la place de Catalogne, les ultras ont effectué un sit-in, en présence de militants du Nouveau Parti Anticapitaliste et du syndicat de l’Education SNALC. La paralysie de la circulation sur ce point d’entrée principal de Perpignan, côté Languedoc, a provoqué un important embouteillage sur les boulevards adjacents, bruité par un concert de klaxons inhabituel. Après un blocage semblable organisé samedi dernier, la grève de ce mardi est reconductible ce samedi. Par ailleurs, le rush vers les pompes à essence du Pays Catalan, par crainte de non-approvisionnement, contribue à allonger la liste des stations-service à sec.

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