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Le centre pénitentiaire de Perpignan, tristement présent dans l’actualité des derniers mois à l’occasion de violences physiques exercées par des détenus à l’encontre de son personnel, s’apprête à vivre une journée peu commune, ce mardi. Les personnels pénitentiaires rattachés aux syndicats l’UFAP, CGT et FO, souhaitent en effet exprimer leur rage dans un communiqué intitulé « Aux armes », diffusé ce lundi matin. Le secrétaire des groupes syndicaux UFAP/UNSA dans le département des Pyrénées-Orientales, Johann Reig, y annonce une mobilisation, dès 6h30, dans le froid hivernal, en protestation contre la suppression, sur les payes de décembre, des heures supplémentaires, primes de nuit, week-ends et jours fériés. Profondément choqué par ce « cadeau de Noël » du Ministère de la Justice, M. Reig dénonce un « scandale » augmenté par le contraste avec les « primes exorbitantes » accordées aux directeurs, évaluées entre 3000 et 80.000 euros. Dans un langage guerrier, la coalition syndicale signale le « mépris » du Directeur de l’Administration Pénitentiaire, dont elle souhaite le départ, invite à se « lever comme un seul homme » et à crier le « dégoût » et la « honte ». Les gardiens de la prison se déclarent enfin « usés » et désignent leurs cadres comme des « dirigeants bling-bling ».

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