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Le regain d’hiver intervenu en ce début de printemps dans les Pyrénées-Orientales donne lieu à une mobilisation inédite d’un groupe de Sans Domicile Fixe (SDF) de Perpignan. Le 6 avril, ceux-ci ont présenté une pétition signée par 100 personnes, dénonçant la fin du dispositif hivernal préfectoral, depuis le 31 mars. Depuis cette date, les places réservées à l’accueil de nuit des personnes nécessiteuses, gérées par les services de l’Etat, ont vu réduire leur nombre, selon le calendrier habituel. Cependant, les températures nocturnes proches de zéro degrés observées lors des dernières nuits dans la capitale du Roussillon ont occasionné des difficultés propres à la saison froide, en dépit de l’arrivée officielle du printemps. Au total, 34 places d’accueil de nuit ont été supprimées mais, pour le restant de l’année, seulement 52 restent accessibles pour l’arrondissement de Perpignan, dont à peine 20 pour la ville intra muros.

Humaniser la gestion préfectorale

Par leur démarche d’un nouveau genre, qui leur permet d’oeuvrer en tant que groupe social soudé et coordonné, les sans-abri questionnent la distance qui sépare les procédés administratifs des réalités de la rue, conditionnées par la météorologie. La remontée des températures prévue pour les jours prochaine devrait rendre caduque la pétition, mais les SDF de Perpignan entendent, pour les années à venir, faire instaurer par la préfecture des Pyrénées-Orientales une flexibilité calendaire renforçant le caractère humain des dispositifs légaux.

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