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L’avancée européenne sur les PV routiers s’est concrétisée ce 1er août 2013 entre Perpignan et Barcelone. Désormais, les contrevenants français aux règles du codes de la route en territoire espagnol seront pénalisés selon les mêmes modalités qu’en territoire français, et inversement. Ce progrès, annoncé en mai 2012 puis mis en place entre la France et la Belgique, concerne le non respect des feux rouges et des limites de vitesse contrôlées par radar, ou l’usage du téléphone portable au volant, à l’identique des règles françaises, et vice-versa. Mis en place par les Etats français et espagnol, il répond à une directive européenne, applicable au 7 novembre entre 25 pays de l’Union. Au niveau technique, il est le fruit d’une mise en commun des fichiers des agences nationales de traitement automatisé des infractions. Les contrevenants habitant les Pyrénées-Orientales et au-delà en France recevront leurs PV en langue française, directement à domicile. En cas de refus de paiement, une majoration sera produite, puis les autorités française pourront engager des suites judiciaires, sur demande espagnole.

La première expérience préfigurant ce dispositif, qui exclut la Principauté d’Andorre, a été mise en place en 2009 entre la France et la Belgique. Pour les conducteurs résidant dans les régions du Roussillon du Vallespir ou de la Cerdagne, il s’agira cependant, parmi d’autres aspects, de tenir compte de la limitation de vitesse à 120 km/h en territoire espagnol, contre 130 km/h en territoire français.

Abuser des territoires est terminé

Après le principal facteur d’harmonisation européenne qu’est l’euro, l’égalité de traitement pour les automobilistes renforce l’intimité entre Perpignan et la Catalogne du Sud. Après des décennies d’abus routiers, d’exotisme de proximité et d’utilisation ludique des territoires, les lois locales pour tous signifie la fin des immunités touristiques. Ce changement, qui doit agir sur les mentalités, tend à atténuer la notion de territoire « étranger », au profit d’une Europe de continuité. Dans ce mouvement d’élimination des différences, la prochaine étape est la disparition des factures téléphoniques salées, liées au « roaming ». A compter de 2016, l’itinérance téléphonique par portable, habituelle pour les frontaliers, n’occasionnera plus de surcoûts, y compris pour l’usage d’Internet sur les smartphones.

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