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La féria de la ville de Millas a comporté ce dimanche des heurts entre partisans et adversaires de la corrida, alors même que la municipalité, dans un arrêté du 22 juillet, interdisait tout rassemblement d‘opposants à moins de 500 mètres de ses arènes. Cette décision devait contrer des « provocations inutiles » et des « troubles à l’ordre public ». Selon les Journaux du Midi, une « échauffourée » suivie d’une « bousculade » se sont produites entre un « groupe » d’opposants, spécialement venu dans la ville pour protester contre la mise à mort de six jeunes taureaux, et le président du comité d’animation culturelle de la ville, Bernard Lopez, vers 19h30. Sans réelle gravité physique, cet incident est survenu au moment même où se déroulait, dans les arènes de Millas, un événement annoncé par la municipalité comme une « Grandiose novillada ». Un militant anti-corrida a déposé plainte auprès de la gendarmerie, à l’issue de cette bagarre contenue, difficilement dissociable de l’actualité. Après l’interdiction de la corrida en Catalogne du sud, prononcée par le Parlement de Catalogne, à Barcelone, le 28 juillet, un sondage Ifop publié jeudi établit à 66 % la proportion de Français « plutôt favorables » à une interdiction de la tauromachie avec mise à mort.

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