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La commune de Villeneuve-de-Raho attire l’attention sur la crainte des champs électromagnétiques, après une première illustration nationale en 2011. Mardi 13 et mercredi 14 mai, l’opérateur Orange est parvenu à installer quatre antennes de téléphonie 4G sur le château d’eau municipal, en surplomb du groupe scolaire, malgré l’opposition physique de l’association Un Mât pour les ondes. Ce site abritait déjà 25 antennes classiques installées par le même opérateur et par ses concurrents, mais le nouveau rayonnement inquiète le collectif. La mairie de Villeneuve avait pourtant fixé la date du 27 mars dernier comme limite à partir de laquelle le matériel devait être débranché, tandis que deux sites éloignés des zones d’habitations, La Prada et le Chemin du Cap de Fouste, ont été habilités à recevoir les antennes. Ce déménagement ne s’est pas produit et la 4G est arrivée, dans l’exaspération de l’association, car le commissaire enquêteur a approuvé, le 8 octobre dernier, une enquête publique lancée à cet effet, avant la validation unanime du conseil municipal, le 15 octobre.

L’Etat réfute toute nocivité des antennes

Improbable pour certains, éventuelle pour d’autres mais certaine pour l’association Un Mât pour les ondes, la nocivité des antennes-relais fait l’objet de débat scientifiques contradictoires. En Pays Catalan, les communes de Montesquieu, Cabestany ou encore Saint-Jean-pla-de-corts et Perpignan sont entrées dans la discussion et ont engagé des décisions. Mais l’effet des ondes électromagnétiques émises par les antennes, les téléphones portables eux-mêmes et les réseaux wifi, domestiques ou publics, n’ont pas d’impact « avéré » sur la santé. Cette affirmation est contenue dans un rapport remis le 14 octobre 2013 par l’Agence de sécurité sanitaire, mais la polémique ne désemplit pas. A Villeneuve de la raho, les opposants affirment que des cas de cancer, de troubles du sommeil et de mort subite sont directement imputables aux antennes. Il défendent le principe de précaution en évoquant le scandale de l’amiante, matière interdite en France en 1997, malgré des effets dévastateurs démontrés dès 1906.

La mesure des ondes à domicile est possible

Depuis le 1er janvier, tous les foyers peuvent solliciter un diagnostic gratuit afin de mesurer leur exposition aux champs électromagnétiques. Ces mesures techniques, qui concernent aussi les lignes électriques, la radio et la télévision, sont observées par l’Agence nationale des fréquences, qui a cartographié l’ensemble des points d’émission sur le site Cartoradio. Ce diagnostic peut être demandé aux mairies, généralement embarrassées par un dispositif qu’elles ne connaissent pas. Le programme de mesures, décrit sur le site officiel des services de l’Etat auprès du public, a fait l’objet d’une validation par le Premier ministre, le 6 janvier.

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