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Les plaques d’immatriculations artisanales ornées d’un drapeau catalan se multiplient modérément dans les Pyrénées-Orientales. Mais ce procédé, qui consiste à remplacer soigneusement le logo étoilé du Languedoc-Roussillon, reste dépourvu de toute légalité. Bien pire, il suscite un commerce d’autocollants dédiés, en particulier sur internet, en dehors de tout type de réglementation. Ce mardi, l’Association des Amics du Burro Masqué, qui défend une voie légale envers ce phénomène, s’est adressée au nouveau Président de la Région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin. Arguant « vous seul aurez le pouvoir de la demander », elle a relancée l’idée d’une dérogation, précédemment déjà demandée au président Georges Frêche. S’appuyant sur l’attachement de son successeur au « Pays Catalan », terme dont il a relancé l’usage en 1998, l’association a espéré, à travers sa présidente, Florence Escudier, que cette sensibilité favorisera sa « requête ».

Le projet de création de plaques minéralogiques officielles portant les couleurs sang et or est apparu fin 2008, en prévision de la mise en place du nouveau Système d’Immatriculation des Véhicules (SIV), adopté en février 2009 par le Ministère de l’Intérieur. Immédiatement, le 17 février, le président régional, Georges Frêche, avait accepté oralement l’idée d’un signes distinctif rendant compte de la diversité régionale, lors d’une sommaire déclaration aux Journaux du Midi. Mais le Ministère de l’Intérieur n’a jamais saisi. En parallèle, un appui manifesté dans un courrier du 20 février, adressé par M. Bourquin, alors président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, au préfet du territoire, n’a logiquement pas suffi. Près de deux ans plus tard, la disparition de Georges Frêche ouvre la voie à une nouvelle approche du sujet, identitaire, mais aussi économique, par le biais d’une plus-value touristique contenue par les couleurs du pays. Le concept de marque « Pays Catalan », inspiré du modèle global « Sud de France » lancé par la Région Languedoc-Roussillon, pourrait même parachever le travail de M. Bourquin sur les terres de son enfance.

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