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La publication, ce mardi sur les pages de La Clau, d’un article consacré à une attaque syndicale virulente contre les écoles catalanes La Bressola des Pyrénées-Orientales, fait réagir l’association qui en assure la gestion. Dès jeudi, son bureau annonçait l’ouverture d’une procédure en diffamation à l’encontre des auteurs. A l’origine, sur un long tract bilingue, sept représentants d’organisations syndicales minoritaires, en marge des grands partenaires majoritaires de l’Education, accusaient l’association La Bressola, créée en 1976, de graves manquement au code du travail ainsi qu’à la déontologie de l’enseignement républicain, et se risquait à évoquer l’existence de « bulletins de salaire illégaux ». Ce vendredi, le directeur général de La Bressola, Joan Pere Le Bihan, a contesté les griefs portés en assurant que les finances du réseau éducatif en immersion linguistique sont contrôlées par un Commissaire aux Comptes, « responsable devant le Procureur ». Le bilan comptable des écoles étant soumis annuellement à « tous les délégués de parents des 8 établissements » et « tous les personnels sans exception », M. Le Bihan a évoqué la « transparence » de l’association.

Au plan de l’enseignement en lui-même, le porte-parole, vent debout contre l’attaque des organes syndicaux reconnus d’obédience centraliste, a rappelé le caractère « strictement laïque » des écoles La Bressola, où n’existe aucun code moral, selon son affirmation, en contraste avec le document initial. L’argumentaire, en défense d’un système scolaire qui fait objectivement ses preuves et constitue une source d’emplois importante, évoquie un accord d’entreprise qui permet de « supprimer les différences qui existent dans l’Education Nationale entre les suppléants du primaire et ceux du secondaire ». Dans ce dossier détaillé, les uns font face à des difficultés surmontables, liées à un retard de subventions sud-catalanes directement lié à la crise. Le fonctionnement interne de La Bressola, qui mérite des ajustements liés à sa crise de croissance, se heurte ainsi à une union syndicale habituée à intervenir dans les sphères éducatives traditionnelles, dégagées des grandes inquiétudes financières. A l’inverse, La Bressola prévoit d’élargir son financement aux entreprises des Pyrénées-Orientales pour assurer son proche avenir. De la sorte, ses écoles ne sont pas commes les autres, caractéristique fondatrice de l’attaque reçue.

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