Langue

Les enjeux de mémoire concernant l’histoire commune partagée entre la France et l’Algérie, de 1830 à 1962, se ravivent en Roussillon. Après la validation, le 16 septembre, par le conseil municipal de Perpignan, d’un Centre de documentation des Français d’Algérie / Laboratoire de pensée sur les exils, qui ouvrira ses portes en 2012, l’Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis (ANPNPA) prend position ce samedi. Ce collectif, présidé par l’homme de médias Jacques Pradel, représenté en Pays Catalan par l’homme de théâtre Jacky Malléa, nomme « colonisation » ce que la partie adverse décrit comme une « présence française » en Algérie. L’ANPNPA, présente symboliquement face au Couvent Sainte-Claire, qui abritera le centre municipal, dénonce les nombreuses associations de rapatriés, qui « nient les injustices du passé, et s’opposent à toute réconciliation entre la France et l’Algérie ». Pour sa part, la préfecture des Pyrénées-Orientales a organisé en hommage aux Harkis, ce même samedi, au monument de Sidi Ferruch, à Port-Vendres. En présence de plusieurs parlementaires et d’une représentation du Conseil Général, les services de l’Etat ont procédé à une levée de drapeau militaire. Les restes du monument de Sidi Ferruch, érigé en 1930, en Algérie, à la gloire de la conquête du pays, ont été déménagés à Port-Vendres en 1988. Ils constituent un point de ralliement des partisans de l’Algérie française.

Partager