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L’enquête sur le destin d’Allison et Marie-Josée Benítez, disparues de Perpignan le 14 juillet, occasionne une intense et discrète activité policière, jusqu’à présent sans résultats. Selon un point effectué ce 21 août, les équipes en charge d’élucider ce fait divers centrent désormais leurs efforts sur l’éventualité de la mort des deux intéressées, qui prime face à une éventuelle séquestration. De la sorte, la recherche de deux corps fait l’objet de davantage de moyens, dans le cadre d’opérations extrêmement minutieuses. La révélation de la double vie du père adjudant-chef, Francisco « Paco » Benítez, suicidé le 5 août, les supputations sur son profil, le précédent d’une maîtresse, Simone de Oliveira Alves, disparue en 2004 à Nîmes, les 5000 km parcourus par le militaire du 14 au 22 juillet, puis la certitude d’un ressort criminel dans l’affaire en cours, composent une longue série. Mais l’établissement de scénarios, non dévoilés à la presse pour la plupart, ne montre encore aucune utilité pratique.

Un téléphone portable resté à Perpignan

L’affaire des disparues de Perpignan, qui constitue le plus grand mystère du nouveau siècle en Pays Catalan, porte actuellement sur le traçage et l’écoute des téléphones portables familiaux. Depuis plusieurs jours, la police judiciaire s’attache à établir un calendrier des faits, gestes, mots, intentions et lieux parcourus particulièrement par Francisco Benítez, par sa fille et son épouse. Ainsi, le SMS émis par le 14 juillet par le téléphone d’Allison, signalant à une demi-soeur son départ immédiat pour Toulouse en compagnie de sa mère, pose question, car l’appareil est localisé à Perpignan le lendemain. L’auteur du message est peut-être le père, tandis que le rapprochement avec l’épisode nîmois conduit à imaginer une possible série, car le dernier signe émis par l’amante Simone était également un SMS.

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