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La future Région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon (MPLR), dont le nom reste à définir, est largement préfigurée par l’Insee. Son rapport «La France et ses territoires» assorti d’un «Panorama des nouvelles régions françaises» publié le 15 avril, additionne les chiffres pour connaître le profil du territoire. Avec 5,72 millions d’habitants, celui-ci constituera la 5e région de France, une position qu’il détiendra aussi en matière de PIB. Avec ses 150 milliards d’euros annuels, soit 7,2% du PIB national, MPLR égalera la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le palmarès national comportera d’abord l’Île-de-France et ses 624 milliards, la future région Rhône-Alpes Auvergne, à 227 milliards, suivie de l’Aquitaine-Limousin Poitou-Charentes, à 157 milliards, et le Nord-Pas-de-Calais Picardie, dont le PIB représentera 152 milliards d’euros. La région Midi-Pyrénées, avec actuellement 80 milliards d’euros, sera le premier contributeur de la future région.

Baisse instantanée du taux de chômage du Languedoc-Roussillon

«Le nouveau découpage atténue logiquement les différences entre les régions (…) tant au niveau démographique qu’économique», signalent Luc Brière et Heïdi Koumarianos, consultants de l’Insee, qui ajoutent : «le PIB par habitant de ces nouveaux ensembles se situe davantage autour de la moyenne nationale». La lecture statistique améliorera les performances du Languedoc-Roussillon, dont les 14,3% de chômage sont la valeur la plus élevée de France. Ce taux, lissé à 12,1% par le regroupement avec Midi-Pyrénées, qui affiche 10,3%, défavorisera légèrement l’image de Toulouse. Mais la capitale historique du Languedoc pourra mettre en avant son poids démographique, supérieur à celui du Danemark, de l’Irlande et de a Norvège, mais inférieur à ceux de la Catalogne et de la Serbie.

«Panorama des nouvelles régions françaises», Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées (Insee).

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