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Perpignan et sa communauté de 36 communes pourraient bénéficier d’un réseau de bus à accès gratuits, selon l’avis son Conseil de Développement Durable. Cet accès libre a été préconisé le 14 mai par cette instance qui guide l’application du programme d’actions Agenda 21, sous la présidence du professeur honoraire de géologie et président honoraire de l’Université de Perpignan Via Domitia, Henri Got. Cette intention au prix de 10 millions d’euros par an, était écartée dès le lendemain par le vice-président de la Communauté Urbaine Perpignan Méditerranée, Daniel Mach, membre des Républicains, qui affirmait « je refuse que tous les contribuables paient pour ceux qui utilisent le bus ».

Dunkerque et Châteauroux en exemple

La vice-présidente du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales Françoise Fiter nous a communiqué ses arguments le 19 mai. Voyant en la gratuité une « idée d’avenir », l’élue du canton Perpignan 3 espère un « grand débat public » car « le transport est un droit » dont le coût « peut être facteur d’exclusion pour certains de nos concitoyens les plus démunis ». Mme Fiter, membre du Parti Communiste, imagine relier les enjeux sanitaire et environnemental à la gratuité, face aux « logiques financières ». Un questionnement politique est ainsi lancé à propos d’un réseau de bus Sankeo sans paiement. Cette formule éventuelle peut se reposer sur les expériences développées par la métropole de Clermont-Ferrand ou les villes de Villeneuve-sur-Lot, Dunkerque et Châteauroux.

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