Langue

A seulement cinq jours du lancement de la Féria de Céret, qui comportera cette année deux corridas et deux novilladas, les principales organisations opposées à la tauromachie s’expriment dans la rue. Ce lundi, le « Front des Luttes pour l’Abolition des Corridas » (FLAC) et le « Comité Radicalement Anti Corrida », se rassemblent face à l’Hôtel de ville de Perpignan. D’après les indications que nous fournissait ce dimanche la porte-parole du FLAC, Monique Dunyach, le but de cette mobilisation, prévue à 15h, est d’interpeller l’autorité municipale perpignanaise au sujet de l’inscription de la corrida, en avril dernier, au patrimoine culturel français. Selon elle, ce classement s’est déroulé dans « la plus totale opacité », par l’intermédiaire d’un « service du Ministère de la Culture dont le responsable est directement lié à un organisme de promotion de la corrida ». Sans citer le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, le FLAC dénonce cette inscription en allant à la rencontre des passants de la place de la Loge, pour leur suggérer de signer une pétition. Les registres de signatures sont d’ailleurs la grande spécialité des collectifs réfractaires à la corrida, dont les rassemblement non-violents reviennent tous les ans à l’approche des événenements tauromachiques. En août 2010, des heurts s’étaient cependant produits entre partisans de la corrida, et opposants, à l’occasion de la féria de Millas.

Ce lundi, le vice-président du CRAC, Jean-Pierre Garrigues, est également présent devant la mairie de Perpignan, à l’occasion du lancement d’une campagne de publicité. Pas moins de 33 affiches portant un message anti-corrida en grand format, de 4 X 3 mètres, sont en effet installées dans la ville et ses alentours.