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Après une mobilisation organisée lundi face à l’Hôtel de Ville de Perpignan par le Front des Luttes pour l’Abolition de la Corrida (FLAC), la fronde estivale anti-tauromachie s’accompagne de tensions. A l’occasion de la célébration de la Féria de Céret, qui a débuté ce vendredi soir, la mairie de la ville, à haute tradition tauromachique, a produit un arrêté interdisant aux collectifs opposants d’approcher les arènes à moins de 500 mètres. Cette mesure, qui stérilise en réalité toute protestation réelle de la part des défenseurs de la cause animale, reçoit une réponse. Ce samedi matin, la FLAC se positionne sur le Pont du Diable de Céret, « à 900 mètres des arènes, voilà donc la mairie rassurée », dit un communiqué en date de jeudi. L’association souhaite exprimer son avis sur la corrida et sur la procédure légale employée par le maire, Alain Torrent, apparenté socialiste.

Les partisans des taureaux vivants, qui considèrent l’arrêté « liberticide », se présentent à ce rendez-vous bâillonnés et menottés, pour mettre en exergue ce qu’ils jugent être une atteinte à la « liberté d’expression ». En août 2010, quelques heurts s’étaient produits en marge de la Féria de Millas, lors d’un rassemblement de la FLAC. Par mesure de sécurité et à l’identique de Céret, l’autorité municipale avait souhaité éviter des affrontements entre fervents supporters de la tauromachie, et opposants. Un arrêté d’éloignement, émis à cette occasion, avait déjà été qualifié de « liberticide » par le collectif, qui s’était alors retrouvé en position marginale.

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