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A l’approche de Noël, certaines religions s’affichent publiquement à Perpignan, à l’image de la fête juive de Hanoucca, parrainée par le mouvement Habad-Loubavitch Perpignan Méditerranée. Pour cette célébration des lumières, un chandelier à sept branches a été ainsi été allumé le 8 décembre sur le parvis du Couvent des minimes, sous l’autorité de la mairie. Sur ce même principe de visibilité, la Chapelle Jean Paul II, qui doit consacrer la future centrale de la religion catholique du Pays Catalan, la « Maison Diocésaine » du territoire, annonce l’installation de sa toiture le 14 décembre. Cette étape est prévue en présence de l’évêque du diocèse de Perpignan-Elne, Monseigneur André Marceau, qui souhaite un centre névralgique extrêmement moderne, qui aura des airs d’entreprise. L’économat, le service de communication, la chancellerie, la salle du Conseil et les bureaux de l’évêque y seront voisins, par le regroupement de fonctions actuellement dispersées. La bibliothèque diocésaine resserra ses liens avec le Centre de Théologie Ramon Llull de Barcelone, rattaché à l’Université du même nom. Le Parc Ducup de Saint-Paul, dont le château a été racheté par l’Eglise à la riche famille Bardou, en 1934, s’apprête ainsi à devenir en 2013 une base unique. Une chapelle apte à recevoir 450 personnes sera placée au coeur de cette réalisation moderne, d’un coût de 1,9 million d’euros, financé par le diocèse, la vente de biens immobiliers de l’Eglise et les dons des paroissiens, à partir de 20 euros.

Le management entre à l’Eglise des Pyrénées-Orientales

Désormais, la modernisation de l’Eglise introduit dans la mission, qui consiste à réconcilier ou à convaincre de nouvelles âmes, des formules de management issues des milieux du business. En effet, les croyances minoritaires telles les Témoins de Jéhovah usent dans les Pyrénées-Orientales de techniques de séduction plus agressives et d’un centre départemental très fonctionnel, précisément installé dans la zone industrielle d’Elne, siège historique du diocèse. Dans ce contexte, la place de l’islam, religion considérée comme une « menace » par 43 % des Français, selon un sondage Ifop réalisé en novembre, soulève également des questions. Face à de réelles concurrences, les catholiques affirment que « travailler en un même lieu crée une dynamique« et amorcent une métamorphose, par un « ensemble cohérent où les contacts et les rencontres seront facilités ». Le Centre Jean-Paul II, déjà promu par un canal dédié sur le réseau Youtube, motivera 64 prêtres et 19 diacres, ou encore 291 catéchistes et 250 bénévoles.

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