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Le principe d’un voyage en train au prix fixe d’un seul euro, lancé le 2 juillet entre les villes languedociennes de Nîmes et du Grau-du-Roi, arrivera en décembre en Pays Catalan, à titre expérimental. La région Languedoc-Roussillon lancera cette formule sur la ligne SNCF Perpignan-Villefranche de Conflent, longue de 47 km. Si cette action s’avère probante, l’exécutif dirigé par Christian Bourquin prévoit d’améliorer le cadencement des convois, dans le but de proposer un service adapté aux besoins du territoire. Un train pourrait ainsi être accessible toutes les heures ou toutes les demi-heures au débat de chacune des gares du parcours, c’est-à-dire Perpignan, Ille-sur-Têt, Prades et Villefranche. La région Languedoc-Roussillon, qui s’appuie sur l’excellente fréquentation, de 1800 passagers quotidiens, de la ligne pionnière lancée cet été, prévoit de créer un appel d’air, en favorisant les nouvelles mobilités.

Cette solution idéale inviterait les automobilistes à préférer le rail à la voiture, dans le cadre général du développement durable. Le remplacement et de modernisation de certains trains Corail fait également partie de cette politique, calquée sur le « Bus à 1 euro« , en fonctionnement depuis novembre 2008 sur une initiative du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, alors dirigé par M. Bourquin. Ce système habile et efficace, qui a pour vertu de familiariser massivement les administrés avec les logotypes des institutions concernées, constitue aussi un aveu de faiblesse économique. Le besoin d’universaliser la tarification des transports, pour une somme dérisoire lorsqu’il s’agit de longues distances, répond ainsi à un fort taux de Revenus de Solidarité Active (RSA), accompagné de milliers d’emplois précaires et d’un volume d’inactivité de 13,3% dans les Pyrénées-Orientales.

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