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La manifestation massive prévue le 11 septembre à Barcelone, lors d’une rentrée tendue quant au devenir de la Catalogne, est vouée à la démonstration de force. Parmi les initiatives d’acheminement du public vers le lieu de cette mobilisation figurent deux convois TGV spécialement affrétés par les mairies de Figueres et Girona, ou encore 400 autocars, dont plusieurs au départ de Perpignan. Cette étape décisive, observée par l’opinion européenne, entraîne une prise de position du think tank Opencat, fondé en 2010 à Perpignan pour développer des liens positifs avec la Catalogne du Sud. Dans un communiqué, le seul cercle de réflexion du genre dans les Pyrénées-orientales, classé en juillet 2012 parmi les « principaux think tanks de France » par l’Observatoire français des think tanks, signale son caractère d’organisation « transnationale ». Par les voix de son président, Vincent Dumas, et de son comité directeur, représenté par le conseiller municipal perpignanais Romain Grau, Opencat cite une « immense majorité sociale » sud-catalane favorable à une émancipation politique et « d’importants atouts pour affronter les difficultés économiques ».

Une « contribution directe » catalane vers l’Union européenne

A propos de l’impasse du financement public de la Catalogne, territoire « en faillite » selon le journal Le Monde, le laboratoire à idées tient à signaler un « PIB supérieur à la moyenne européenne » et « l’une des régions de la Méditerranée européenne des plus riches et des plus dynamiques ». Face à ce paradoxe entre les moyens potentiels et les embûches réelles, Opencat n’hésite pas à décrire une « spoliation fiscale » annuelle de 16 milliards d’euros appliquée par l’Etat espagnol sur la Catalogne, et prend appui, pour cela, sur le Financial Times. Il indique enfin que le territoire est à la « croisée des chemins » et défend l’idée d’une « contribution directe » catalane vers l’Union Européenne, car il s’agit d’un « espace de liberté, d’équité et de démocratie ».

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